Délais serrés, tensions, clients exigeants, charge de travail qui augmente & plage horaire étendue… attention au risque de décrochage ! La suractivité n’est pas un sujet à prendre à la légère, pouvant mener à une baisse de performance voire à des conséquences plus graves comme des problèmes de santé, l’arrêt de travail brusque et prolongé, ou même la dépression et le suicide…

Le Burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel prend forme quand la charge de travail et la pression subie dépassent les ressources de l’individu. Fatigue, stress, isolement, manque de communication, manque de reconnaissance et d’autonomie, faible soutien social sont des sources de pression propres à l’environnement de travail, selon Passeport Santé. Cependant il existe également des prédispositions liées à des facteurs individuels : perfectionnisme, trop grande importance accordée au travail, manque d’estime de soi, solitude ou lourdes responsabilités familiales…

Une période d’épuisement et de stress chronique peut avoir des répercussions dans toutes les sphères de la vie. Certaines personnes peuvent tomber en dépression, subir de l’anxiété, souffrir de troubles de l’alimentation, avoir des problèmes de toxicomanie ou, à l’extrême, des pensées suicidaires. Selon Passeport Santé « Certains travailleurs s’épuisent même au point d’y laisser leur vie. Le terme japonais Karoshi désigne la mort subite par épuisement nerveux au travail, causée par une crise cardiaque. Le phénomène a été observé pour la première fois au Japon à la fin des années 1960. »

Le stress chronique entraînerait aussi plusieurs dérèglements sur le plan physiologique, car le corps est constamment en état d’alerte, produisant trop d’hormones de stress, principalement l’adrénaline et le cortisol. La surproduction de ces hormones peut entraîner de l’épuisement, de la dépression, des troubles de concentration et des problèmes de mémoire. Elle peut également générer de l’hypertension, des maladies cardiaques, du diabète et de l’obésité.

« Je n’ai rien vu venir »… le Burn-out provient souvent de manière brutale, sans prévenir. D’après un témoignage du magasine psychologie, « Pour cette personne tout allait bien, jusqu’au jour où sa direction lui impose un important surcroît de travail, faisant la sourde oreille à ses protestations. « On m’a fait comprendre que ne pas l’accepter pourrait compromettre mon avancement. Finalement, je me suis dit que je devais être capable d’abattre cette masse de travail supplémentaire. J’ai alors commencé à sauter systématiquement la pause déjeuner. A repasser le soir au bureau, après mes rendez-vous extérieurs, pour faire mes dossiers ». En trois mois, il perd quinze kilos et un jour, craque. « J’étais devenu un autre. Irritable, ne supportant plus rien. Entre mes rendez-vous, j’avais des crises de larmes au volant, et parfois même l’envie de rater un virage… » »

Le Burn-out est un processus, non un état, et il existe différent degrés de gravité. Il est donc possible de se sortir d’un Burn-out sans atteindre le degré maximum.

Selon France-info, voici les 12 critères qui doivent vous alerter (faites le test en ligne pour savoir si vous êtes impacté) :

1- Vous avez le sentiment de ne plus être efficace au travail.

2- Vous présentez des troubles de l’attention, vous ne trouvez pas vos mots, vous faîtes des erreurs.

3- Vous compensez avec des horaires à rallonge pour tenter de retrouver l’efficience antérieure. En vain.

4- Le repos n’est plus réparateur. Au réveil, au retour d’un week-end ou de vacances, la fatigue revient aussitôt. Vos ruminations sur le travail vous empêchent de dormir.

5- Contrairement à une dépression, vous n’avez pas le goût à rien, vous n’êtes pas triste tout le temps. Mais le travail est votre principale préoccupation.

6- Vous vous montrez irritable, vous avez des accès de colère. Vous passez facilement du rire aux larmes.

7- Votre entourage a beau vous alerter, vous êtes dans le déni par rapport à votre surmenage. Vous vous repliez sur vous même, avec un sentiment de solitude grandissant.

8- Vous souffrez de maux de tête, de douleurs musculo-squelettiques, de troubles du comportement alimentaire, d’infections virales (ORL) à répétitions, de palpitations

9- Pour tenir le coup, vous avez recours à des substances psychoactives (alcool, tabac, drogue).

10- Vous ressentez un épuisement émotionnel, renforcé par le déni de l’encadrement à l’égard de votre situation. Vos tâches se transforment en mission impossible.

11- Vous avez un comportement à risque, accidentogène.

12- Bienveillant d’ordinaire, vous devenez cynique à l’égard de vos « usagers » au travail (patients, clients, public, etc.). Vous travaillez frénétiquement mais mécaniquement.

Comment en sortir ? Le premier réflexe est d’identifier les zones d’usure. Cela consiste à repérer les situations ou les personnes qui créent chez vous un sentiment de lourdeur ou de fatigue (un téléphone qui sonne toutes les deux minutes, un tâche inutile et répétitive, un collègue qui se repose sur vous …). La deuxième étape consiste à prendre soin de vous, en bougeant, en s’accordant des temps de pause et en cherchant à alterner les tâches « usantes » et « les sources de motivation et d’inspiration ». S’il peut avoir des conséquences lourdes, le Burn-out n’a rien de définitif et il est tout à fait possible de s’en sortir. L’important est d’en prendre conscience et de se faire accompagner si besoin, pour pouvoir de nouveau respirer et être bien au travail.